Axelle et les routiers

Mon épouse Axelle est plutôt délurée. Dans les années 90, l’un de nos jeux sexuels préférés était le suivant. Nous avions à l’époque un coupé BMW des années 80. Nous choisissions un beau samedi soir, le plus souvent en juin ou septembre, et partions, toit ouvert, jusqu’à l’autoroute proche, que nous parcourions sur une cinquantaine de kilomètres. Axelle était vêtue d’une jupe légère et d’un chemisier, qu’elle déboutonnait rapidement – tu ne peux pas savoir le plaisir que j’ai à sentir le vent frais sur mes seins. Je ne savais pas, en effet, mais j’imaginais sans difficulté en voyant durcir ses tétons. La petite culotte était nouée à l’antenne radio. Les camions n’étant pas autorisés à rouler après 22 heures, de nombreux routiers se dépêchaient de gagner l’aire de Ste Angèle pour y passer la journée du dimanche. Le jeu consistait à les doubler un à un, en restant quelques instants à leur hauteur, de manière à les laisser profiter du spectacle d’Axelle occupée à se caresser. Comme vous pouvez l’imaginer, Axelle recevait de nombreux remerciements et hommages sous forme de coups de klaxon et appels de phares ! Moisson faite, nous profitions de l’échangeur situé juste après l’aire pour faire demi-tour.

Nous ne sommes pas près d’oublier ce soir de juin 95. Tout s’est déroulé comme à l’habitude : Axelle a allumé à tout va, les hommages ont afflué. Nous avons doublé 53 poids lourds – je n’ai rien eu d’autre à faire que conduire, lentement, et les compter. Ste Angèle approchant, je roule tranquillou derrière un camion sur la file de droite, caressant les seins de ma femme, quand un autre « gros cul » me dépasse en klaxonnant. Je sursaute – encore un admirateur – sans m’apercevoir que je viens de m’engager sur la bretelle d’accès à l’aire : me voilà coincé entre deux monstres. Débouchant sur l’aire, un troisième se colle à ma gauche. Pareillement encadré, je ne peux que les suivre vers leur zone réservée. Putain ! La CB… Je commence à baliser sévère. Axelle s’en aperçoit.
– Que veulent-ils ?
– J’ai bien peur qu’ils en aient après ton cul, ma pauvre chérie. Tu as dû les mettre dans un drôle d’état !
– Ah merde !
– Comme tu dis…

Coincés, nous nous arrêtons. Dans une tentative dérisoire, Axelle essaie de remettre sa petite culotte. Deux gars descendent de leurs bahuts et s’approchent : un grand blond, yeux bleus, et un noir baraqué. C’est le blond qui parle, avec un accent irlandais redoutable. Il s’adresse à moi.
– Bonsoir mec. Moi, c’est Sean, et lui c’est Georges. On exhibe Madame ?
– …
– Elle aime ça, Madame ? Ou elle fait ça pour te faire plaisir ?
– …
– Alors, petite Madame ?
– C’est mon mari qui a eu l’idée, mais… pour être honnête, ça m’excite un peu…
– Un peu ?
– Oui…
– L’idée de faire bander des mecs ?
– Ben oui…
– Et l’idée de les VOIR bander ? De vous produire en public ? Parce qu’il commence à y avoir du monde… Une bonne douzaine de routiers se sont approchés et entourent la voiture. Qu’est-ce que t’en pense, toi ?
– J’en pense qu’il est hors de question que vous abusiez de ma femme. Bon, je me suis cru obligé d’essayer de sauver l’honneur, mais ça ne trompe personne : ma voix chevrote, je n’y crois pas un seul instant. Il m’attrape d’une seule main par le col de mon blouson, m’extrait de la voiture et me pose sur le capot. Il retourne à son camion, en revient une sacoche à la main.
– T’inquiète pas pour ta femme. Si elle nous offre un beau spectacle nous ne lui ferons rien, sauf si elle ne nous demande. Toi, t’as le choix : ou bouclé dans la cabine de mon bahut, ou tu assistes et tu filmes. Il tire un camescope de sa housse. Tu sais comment ça marche ? Je hoche la tête, prends l’engin, contourne la voiture, me penche sur Axelle que j’embrasse sur la tempe :
– … ?
– Mon pauvre chéri, je crois bien que je n’ai pas le choix… Il va me falloir satisfaire ses messieurs !
Pendant l’heure qui a suivi, Axelle a donné toute satisfaction à « ces messieurs », qui n’ont pas été avares d’hommages. La séance terminée, ma femme et mes sièges sont couverts de foutre. Le bouche à oreille ayant parfaitement fonctionné – pas besoin de CB, là -j’ai compté une bonne trentaine de participants, dont certains, probablement en manque, ont bissé, voir trissé. Moi, j’ai filmé : l’incroyable numéro d’Axelle, les éjaculations. Quand enfin, vidés, tous ces gars ont regagné leurs camions respectifs, ne sont restés que Sean, qui m’a glissé « Tu ne la mérites pas ! », Georges, Axelle et moi. Je m’approche d’elle.
– Ça va, ma chérie ?
– Est-ce que j’ai été bonne ?
– Géniale ! Tu as aimé ?
– Adoré ! Je suis terriblement excitée…
– Encore ?
– Ouiiii…
– Et tu voudrais…
– Ce serait un beau cadeau que tu me ferais…
– Messieurs, ma femme vous a offert un bien beau spectacle (hochements de têtes approbateurs). Pour la remercier, elle aimerait que vous l’honoriez.
– Elle veut qu’on la saute ? C’est Georges, dont j’entends la voix pour la première fois.
– C’est l’idée générale, Georges, mais en un peu plus raffiné…
Axelle a assuré la mise en scène : elle a pris le balèse black par la main, l’a appuyé à l’arrière de la voiture, a défait sa ceinture et ouvert son jean d’où a jailli un sexe d’une taille peu commune. Jambes écartées, elle s’est penchée sur la bête. Tu viens, Sean ? L’irlandais s’est placé derrière elle, a sorti sa queue et l’a investie sans attendre. Axelle, qui avait déjà le sexe de Georges en bouche, l’a abandonné un bref instant pour m’enjoindre : Toi, tu filmes !
Les deux hommes devaient être bien chauds, parce que Sean a joui assez vite. Ma femme s’est retournée pour s’offrir à Georges. Mon dernier plan fut le visage de ma femme, enfin repue, mais épuisée, yeux fermés, sourire aux lèvres… Je rendis le camescope à son propriétaire, avec ma carte. Une copie serait bienvenue…
Les deux gars apportèrent un jerrican d’eau à Axelle, qui en avait bien besoin, et une bouteille de whisky, dont nous bûmes tous quatre une lampée au goulot, avant que Sean ne déclare : Vous êtes un beau couple, tous les deux. On ne vous oubliera pas ! Georges, tu vires ton bahut ?

A Noël, nous recevions une copie de la cassette, accompagnée d’une carte de vœux de Sean et Georges. En mars, Axelle accouchait de jumeaux : Sean, blond aux yeux bleus, et Georgina, délicieuse petite fille d’une jolie couleur café au lait…

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