En 2021, les femmes en ont-elles marre de baiser ?

Les Européennes sont-elles satisfaites de leur activité sexuelle ?

Sur panel représentatif de 5025 femmes, vivants dans les cinq plus grands pays d’Europe (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Espagne), l’Ifop pour le site internet Pokmi a mené l‘enquête sur la sexualité des femmes. Entre l’impact du mouvement #MeToo et les changements de vie liés à la crise sanitaire, le bien-être sexuel et sentimental des femmes interroge. L’activité sexuelle, mais aussi la manière de faire et de penser les rapports amoureux ont changé.

Depuis plus d’un an, l’inactivité sexuelle chez les femmes a augmenté. En tête de liste, le Royaume-Uni, avec 46% des femmes qui avouent être sexuellement inactives (contre 42% en 2016). La France occupe la seconde place, avec 41% des femmes en 2021 contre 31% en 2016. Les causes ? Difficile à déterminer pour le moment, mais les déceptions sexuelles pourraient y être pour quelque chose.

Plus d’une sur trois (soit 35%) se déclare ne pas être épanouie sexuellement et sentimentalement. Un niveau d’insatisfaction qui se rapproche plus des Italiennes (30%) et des Espagnoles (28%).

Les causes sont multiples :

  • le statut martial : 52% des Françaises célibataires sont mécontentent
  • la nature des sentiments envers le conjoint : 64% n’ont que de l’affection et seulement 10% ressentent à la fois du désir et de l’affection
  • l’attention du conjoint à son plaisir : 56% des Européennes avouent que leurs conjoints ne sont pas du tout attentifs
  • l’autoévaluation physique : 45% des Européennes et 47% des Françaises ne se trouvent pas jolies

L’anxiété, et encore plus depuis le Covid-19, a aussi sa part de responsabilité. L’Italie et la France sont les pays où les femmes ressentent le plus d’anxiété (avenir professionnel, personnel, amoureux, amical, tout y passe). Ces deux mêmes pays abritent les plus hauts taux de femme sexuellement insatisfaites.

Les pratiques sexuelles

Même si les Françaises sont d’éternelles insatisfaites, elles occupent tout de même la première place quand il est question d’avoir un tableau de chasse bien fourni. Parmi les femmes Européennes sondées, elles sont 20% à avoir eu plus de 10 partenaires sexuels. Suivies de très près par les Britanniques (19%) et les Allemandes (16%). À défaut d’être épanouies sexuellement et sentimentalement, elles ont au moins le mérite de ne pas se priver.

L’étude fait remarquer qu’il y a un véritable écart entre les pays du Nord de l’Europe et ceux du Sud (13% des Espagnoles ont eu plus de 10 partenaires et seulement 9% du côté de l’Italie). Cet écart s’explique de deux manières : une stigmatisation encore trop présente en ce qui concerne les comportements sexuels des femmes et les croyances religieuses plus présentes au Sud.

Depuis le mouvement #MeToo, les Européennes montrent une désaffection pour certains jeux sexuels. C’est simple, tout ce qui marque une forme de domination masculine passe à la trappe. Le rapport s’intéresse principalement aux pratiques orales et anales. La fellation est toujours aussi tendance et appréciée des deux partis : 86% (contre 85% en 2016) des Européennes la pratiquent. Le sperme, quant à lui est passé de mode et encore moins quand il est question de l’avaler. Alors qu’en 2016, 46% des femmes acceptaient de l’avaler, elles ne sont plus que 40% en 2021.

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